Un soir d’été pas comme les autres

À 19h15, tous les appareils électriques s’éteignirent brusquement.

Panne d’électricité.

Deux secondes plus tard, un coup de tonnerre gronda et de grosses gouttes de pluie commencèrent à tomber tranquillement. Après quelques minutes, la grêle envahit soudainement ce qui restait de silence.

Sans électricité, nous n’avions d’autre choix que de jouir du spectacle.

Après un bref moment, la pluie cessa et les voisins entreprirent de sortir pour investiguer l’état des lieux. Quelques-uns constatèrent que certains avaient encore de l’électricité, à en juger par quelques lumières au bout de la rue, si bien que des expéditions de sinistrés se formèrent pour aller circonscrire l’étendue de leur malchance.

Entre-temps, certains philosophaient, par des remarques plus ou moins bien senties, sur notre vulnérabilité et sur notre énergivoracité, tandis que d’autres se contentaient d’éructer des grossièretés pour bien marquer leur impuissance.

Pour ma part, j’étais content de me libérer de mes obligations, faute d’électricité. L’idée de passer une soirée tranquille et dénuée de stimuli m’arrangeait, même si l’idée de prendre une douche à la chandelle me contrariait quelque peu…

Quand la noirceur s’installa, nous nous étions résignés à cette état de choses déroutant et de joyeuses clameurs animèrent les trottoirs et les balcons pendant quelque temps jusqu’à ce que la nuit les emporte complètement.

Puis soudainement, vers 2h15, je me réveillai et tous les appareils électriques se ranimèrent en même temps. La jubilation de tous ces appareils était si grande qu’on aurait cru le démarrage d’une soucoupe volante. Avec autant d’enthousiasme, je fus même surpris que la toilette elle-même ne se soit pas manifestée par un glougloutement de joie ou deux…

À nouveau, la vie avait repris son tic-tac si familier.

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Encore des jeux de caractères : ISO 8859-1, MacRoman, CP1252?

Dans la première partie, Jeux de caractères : Morse, ASCII, ISO/CEI 646?, nous avons survolé les origines d’une longue tradition de jeux de caractères aux noms tous plus effrayants les uns que les autres.

Exemple de jeux de caractères dans Chrome

Nous nous sommes attardés à des jeux de caractères sur 7 bits seulement et nous avons vu que la norme ISO/CEI 646 permettait de définir des variantes nationales pour pallier au manque flagrant de caractères tels que les caractères accentués.

Malheureusement, l’ajout d’un bit n’a pas réglé le problème. Avec 8 bits, on peut seulement représenter 256 caractères. Pour cette raison, plusieurs jeux de caractères ont encore été créés et pas seulement par l’ISO… des entreprises tels que Microsoft, Apple et IBM se sont mises de la partie.

L’EBCDIC et les pages de code

Une page de code est tout simplement un synonyme de jeu de caractères et le terme aurait été introduit par IBM avec l’EBCDIC, un encodage de caractères sur 8 bits aussi vieux que l’ASCII et de plus, incompatible avec lui.

Pour bien apprécier le degré d’absurdité de certaines pages de code, il suffit de comparer les variantes nord-américaine (037) et britannique (285) de l’EBCDIC. Elles sont presqu’en tout point semblables à l’exception de quelques caractères seulement. Parmi ceux-ci, à la position hexadécimal 5B, il y a le symbole de dollar « $ » dans l’une et le symbole de la livre sterling « £ » dans l’autre.

Par conséquent, si on prend pour acquis que les nord-américains et les britanniques utilisaient leurs variantes respectives, il est facile d’imaginer que si les américains inscrivaient des montants en dollars dans un document, puis que les britanniques ouvraient le même document, tous les montants s’affichaient en livres sterling…

Conversion radicale des deux devises, mais à la portée de tous. Vous prenez une efface, vous supprimez le symbole de dollar puis vous écrivez le symbole de la livre sterling.

L’ISO/CEI 8859, une extension 8 bits de l’US-ASCII

Le jeu de caractères sur 8 bits de l’ISO, soit l’ISO/CEI 8859, reprend les caractères imprimables de l’US-ASCII en excluant les caractères de contrôle sur les plages 0 à 31. Elle utilise donc le huitième bit, c.-à-d. la plage 128 à 255, pour ajouter de nouveaux caractères. Cependant, pour une raison pas bien claire, la norme n’assigne aucun caractère sur la plage 127 à 159.

L’ISO 8859 a pour but de définir des jeux de caractères basés sur l’alphabet latin. Il existe 16 jeux de caractères ISO 8859, de l’ISO 8859-1 à l’ISO 8859-16, et chaque partie contient les caractères d’une ou plusieurs langues groupées selon la région.

L’ISO/CEI 8859-1 (Latin-1) et les langues d’Europe occidentale

En ce qui nous concerne, l’anglais et le français font partie du premier jeu de caractères, soit l’ISO 8859-1, qui représente les langues d’Europe occidentale. Parmi les langues « d’Europe occidentale », on trouve l’anglais, le français, l’allemand, l’italien, l’espagnol, l’islandais, le danois, etc.

Pour ces langues, les grands systèmes d’exploitation avaient aussi leur propre jeux de caractère, plus ou moins équivalents. Sous Windows, c’est la page de code 1252 (CP-1252), sous Mac, c’est le Mac Roman et sous DOS, c’est la page de code 437. Tous ces jeux de caractères ont au moins la décence d’être compatible avec l’ASCII.

« Ÿ » est un caractère français?

L’ISO 8859-1 ne contient pas tous les caractères français, car il n’inclut pas les caractères « œ », « Œ » et « Ÿ » – ce dernier étant apparemment utilisé dans certains noms propres tels que Moÿ-de-l’Aisne et Faÿ-lès-Nemours. En fait, le caractère minuscule « ÿ » existe dans la norme, mais pas la lettre majuscule, qui est nécessaire si on veut écrire ces noms en lettres majuscules.

Pour cette raison, l’ISO 8859-15, aussi connu sous Latin-9 (%$#!???), a éventuellement été créé pour ajouter des caractères manquants en échange de quelques autres moins populaires.

Différences entre l’ISO 8859-1 et l’ISO 8859-15
Position décimale 164 166 168 180 184 188 189 190
ISO 8859-1 ¤ ¦ ¨ ´ ¸ ¼ ½ ¾
ISO 8859-15 Š š Ž ž Œ œ Ÿ

Malgré cette mise à jour, l’ISO 8859-1 est toujours resté la variante prédominante – en effet, personnellement, je n’utilise pas beaucoup le « Ÿ »…

Dernière remarque concernant l’ISO 8859-1 : retenons que l’ISO 8859-1 n’est pas le même chose que l’ISO-8859-1 (il y a un tiret supplémentaire %$#?!!!). En plus du tiret supplémentaire, l’ISO-8859-1 inclut des caractères de contrôles aux positions inutilisées de la version originale. Ne me demandez pas pourquoi…

Windows-1252 (malheureusement appelé ANSI à l’occasion)

Cette page de code est celle qui vient encore aujourd’hui avec Windows dans les langues « d’Europe occidentale » selon la classification ISO. Son succès repose sur le fait qu’elle est non seulement une extension d’ASCII, mais une extension de l’ISO 8859-1.

Souvenons-nous que dans l’ISO 8859-1, la plage 128 à 159 est inutilisée et que dans l’ISO-8859-1, elle contient des caractères de contrôle. Le Windows-1252 a utilisé cette plage pour y insérer les caractères manquants en français (Œ, œ, Ÿ) et en finnois (Š, š, Ž, ž) ainsi que d’autres caractères tels que le symbole de l’Euro « € ». Cette fois-ci, Microsoft a fait ce que l’ISO aurait dû faire au point de départ selon moi.

Ainsi, il contient tous les caractères qui ont été ajoutés avec l’ISO 8859-15 tout en restant compatible avec l’ISO 8859-1, ce qui n’est pas vrai avec l’ISO 8859-15… Grâce à cette compatibilité et à la popularité de Windows, les navigateurs, jusqu’à ce jour, affichent carrément l’ISO-8859-1 en Windows-1252.

MacRoman

Bien que Mac OS utilise l’UTF-8 depuis Mac OS X, il utilisait auparavant le MacRoman, compatible avec l’ASCII, mais sans plus. Il contient la grande majorité des caractères de l’ISO 8859-1 mais dans un ordre complètement différent. Par contre, il n’y a pas de plage inutilisée, ainsi il peut représenter plus de caractères que l’ISO 8859-1.

Le MacRoman contient les caractères français « Œ », « œ » et « Ÿ » mais non les caractères finnois « Š », « š », « Ž » et « ž ». Il n’encode pas non plus les caractères islandais « ð », « Ð », « þ », « Þ », « ý » et « Ý ».

Pour les Islandais, il y avait le MacIceland!

Et maintenant?

Ensuite, il y a l’unicode et spécialement l’UTF-8. L’unicode est un nouveau chapitre qui vise enfin à unifier la représentation de tous les caractères dans une même norme. Et pour une fois, la norme porte bien son nom.

Voyons maintenant si j’aurai le courage de perpétuer cette litanie du diable sur les horreurs du passé, du présent et du futur, en parlant de l’unicode…

Mais si vous me connaissez déjà, vous savez que ma curiosité est plus forte que l’ennui.

Réf. :

  1. Introduction aux jeux de caractères

Jeux de caractères : Morse, ASCII, ISO/CEI 646?

À bien des égards, les jeux de caractères trônent bien près du sommet de la pyramide de l’horreur. Tout le monde a vu, un jour ou l’autre, un caractère ind�sirable dans un courriel ou sur une page web à cause d’un problème d’encodage de caractères.

Bien que ces problèmes aient été autrement plus pénible à une certaine époque, je ne peux m’empêcher de ressentir, en tant que mortel, un serrement à l’estomac à chaque fois que j’en entends parler. À force de voir des Latin1, ISO-8859-1, CP-1252, ANSI, ISO/CEI 8859-15, US-ASCII, UTF-8 et UTF-16BE, le temps est venu de mettre un peu d’ordre dans ce ß°®}$%?#&*~{!

Qu’est-ce que l’encodage de caractères? Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça?

Pour un signal électrique, un disque magnétique ou une onde électromagnétique, un caractère ne signifie rien. Afin de transmettre un caractère ou de le stocker sur un support numérique, il faut le convertir en quelque chose de plus simple. Par exemple, le code morse : chaque caractère est converti en une séquence d’impulsions courtes ou longues. Ainsi, avec un seul son, tantôt court, tantôt long, on pourrait communiquer un roman en entier, puis à la fin du processus, halluciner des bips des jours durant.

Jeux de caractères Caractères
En décimal (et hexadécimal)
a é
ASCII 97 (61) Inexistant
MacRoman 97 (61) 142 (8E)
ISO 8859-1 97 (61) 233 (E9)
UTF-8 97 (61) 195 169 (C3A9)
deux octets

En informatique, il n’y a pas de bips mais des bits. Le bit a deux valeurs possibles : 1 ou 0. Par conséquent, il faut une façon d’encoder les caractères en 1 et en 0, ou autrement dit, de les encoder en binaire.

Entrent en scène les jeux de caractères : chacun d’entre eux représente une façon d’encoder les caractères en binaire. C’est tout simplement une table de correspondance entre chaque caractère et sa valeur binaire. Par exemple, en ASCII, le caractère ‘a’ correspond à 01100001.

Pour des raisons évidentes de concision, nous utiliserons les nombres décimaux plutôt que les nombres binaires ou hexadécimaux – oui, je sais, c’est la pénible ascension de l’Affreux. En décimal, 01100001 est égal à 97.

Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, le caractère ‘a’ correspond à 97 dans la plupart des jeux de caractères. Par contre, le caractère ‘é’ change dans chaque jeu de caractères…

Qu’est-ce qu’un problème d’encodage? C’est pourtant juste des foutus caractères, non?

Quand un logiciel manipule un fichier texte, il doit savoir dans quel jeu de caractères l’interpréter.

Prenons un logiciel A utilisant l’ISO 8859-1 et un logiciel B utilisant l’UTF-8 :

  • Le logiciel A écrit le caractère ‘é’ (en ISO 8859-1) dans un fichier et le sauvegarde.
  • Donc, le fichier contient le nombre 233.
  • Le logiciel B ouvre le fichier et interprète le nombre 233 (en UTF-8).
  • Puisque le nombre 233 ne représente pas un caractère en UTF-8, il affiche ‘�’.

Notons que le problème ne se poserait pas si le caractère était ‘a’, car l’ISO 8859-1 et l’UTF-8 encodent le caractère ‘a’ de la même manière, soit le nombre 97. C’est parce qu’ils sont compatibles au jeu de caractères ASCII.

Et je vous jure que l’ASCII, c’est certainement le truc le plus intéressant après le 120 volts…

ASCII (sur 7 bits)

L’ASCII a été développé aux États-Unis au début des années 60 pour les téléscripteurs. Les 7 bits de l’ASCII permettent seulement d’encoder 128 caractères (de 0 à 127).

Les 95 caractères ASCII affichables.

Les 95 caractères ASCII affichables.

L’ASCII contient 95 caractères affichables (sur la plage 32 à 126) et 33 caractères de contrôle (de 0 à 31 et le 127). Parmi ces derniers, on compte l’espace (SP), le saut de ligne (LF), le retour de chariot (CR), la touche « Escape » (ESC), etc.

N’oublions pas que l’ASCII a été conçu pour les télécommunications préhistoriques, donc on trouve des caractères tels que la fin de transmission (EOT), l’accusé de réception (ACK) et l’annulation (CAN) – en effet, il fut une époque déroutante où les protocoles de communication et les jeux de caractères ne faisaient qu’un!

Par contre, l’ASCII reste un standard américain. Entre autres, il ne contient aucun caractère accentué… Ainsi, pour éviter la prolifération chaotique des jeux de caractères en fonction des besoins de chaque langue et pour assurer une certaine compatibilité, l’ISO a créé l’ISO/CEI 646 – qui personnellement, me laisse encore aujourd’hui un goût particulièrement amer dans la bouche…

ISO/CEI 646 (sur 7 bits)

Le principal problème de l’ISO/CEI 646 reste qu’il utilise, tout comme l’ASCII, seulement 7 bits. Il est donc limité à 128 caractères. Bien que ce soit plus de caractères qu’il n’en faut pour écrire des SMS (lol), ces 7 bits sont nettement insuffisants pour représenter tous les caractères. Alors, l’ISO/CEI 646 a défini un jeu de caractères presqu’en tout point équivalent à l’ASCII sauf que la norme permet de remplacer certains caractères pour créer des variantes nationales.

Voici les 12 caractères variants de l’ISO/CEI 646 par rapport à l’ASCII : # $ @ [ \ ] ^ ` { | } ~

Avec cette avancée – quelque peu douteuse -, l’ASCII est devenu la variante américaine de l’ISO/CEI 646 (ISO-646-US ou US-ASCII) puis d’autres variantes sont apparues. Entre autres, soulignons qu’il existait une variante canadienne dans laquelle des caractères tels que @, [, et ] étaient remplacés par à, â et ê pour que l’on puisse écrire en français et enfin assouvir nos pulsions obesessionnelles et compulsives.

Enfin, avec l’avènement des jeux de caractères sur 8 bits, l’ISO/CEI 646 est tout simplement tombé en désuétude, pour céder la place à une nouvelle génération d’absurdités…

Suite : Encore des jeux de caractères : ISO 8859-1, MacRoman, CP1252?

Conservateurs et néo-démocrates, enfin sous la loupe!

Après réflexion, la journée d’hier a beaucoup de points positifs.

Autant les canadiens avaient peur en 2004 d’un gouvernement minoritaire « paralytique » et « inefficace », autant on se dit maintenant qu’un gouvernement majoritaire a des allures de fascisme… Mais à quoi servent maintenant les partis de l’opposition? Ironiquement, comme le disait hier Jean-François Lisée, les néo-démocrates avaient plus de pouvoir avant les élections qu’ils en ont maintenant.

Il reste que les prochaines années seront un retour de pendule particulièrement intéressant et une occasion idéale de juger les conservateurs et les néo-démocrates, après tout ce qui a été dit à leur sujet.

Faits saillants

Voici les faits saillants de cette élection à mon avis :

  1. Les libéraux donnent la majorité aux conservateurs en perdant la couronne torontoise.
  2. Le Québec est nettement sous-représenté au sein du gouvernement majoritaire.
  3. Les néo-démocrates balaient les bloquistes et les libéraux au Québec.

Autrement dit :

  1. Au centre, les libéraux ont progressivement été pris en étau entre les conservateurs et les néo-démocrates qui ont pris de plus en plus de place au centre de l’échiquier. Christian Paradis parle maintenant du Parti conservateur comme d’un parti de centre droit et Bob Rae a même parlé d’une fusion du NPD avec le Parti libéral…
  2. En ce qui concerne la place du Québec au pouvoir, ce n’est probablement pas si dramatique qu’on le croit quand on pense au vote traditionnellement bloquiste. D’ailleurs, lors de son discours, Harper et ses partisans ont chaudement applaudi le vote fédéraliste québécois… et aux yeux des analystes, ceci devrait améliorer la crédibilité des québécois dans le reste du Canada.
  3. Vague orange : visiblement, les étudiant(e)s, enseignant(e)s, activistes, environnementalistes, journalistes, syndicalistes et avocat(e)s du NPD ont été des cibles de choix pour les Québécois, apeurés par le Parti Conservateur.

Sièges et suffrage universel?

Le nombre de sièges est-il représentatif du vote? Considérant que le taux de participation n’a que très légèrement augmenté entre 2008 et 2011, voici un tableau qui dresse respectivement le nombre de sièges, le pourcentage de vote et le pourcentage de siège remportés par chaque parti au deux dernières élections.

En vert, on peut voir les partis qui sont actuellement surreprésentés à la chambre des communes, et en rouge, ceux qui sont sous-représentés. À la défense des libéraux et des bloquistes, on peut voir qu’ils sont présentement sous-représentés en chambre, ce qui laisse croire que le Québec est moins orange qu’on ne le croit.

Partis 20081 20112
Sièges Voix % Sièges % Sièges Voix % Sièges %
Conservateurs 143 37,63 46,43 167 39,62 54,22
NPD 37 18,2 12,01 102 30,62 33,12
Libéraux 77 26,24 25 34 18,91 11,04
Bloc 49 9,97 15,91 4 6,05 1,3
Vert 0 6,8 0 1 3,91 0,32
Indépendants 2 0,65 0,65 0 0,43 0

1 http://www.cbc.ca/news/canadavotes/map/2008/
2 http://www.cbc.ca/news/politics/canadavotes2011/

À quoi devons-nous s’attendre d’une majorité conservatrice?

Harper tente de se faire rassurant depuis le discours de la victoire. Il a réitéré ses priorités qui, tout compte fait, n’ont rien de choquantes en soi :

  1. Croissance et économie
  2. Familles et aînés
  3. Éliminer le déficit et augmenter les transferts en santé
  4. Sécurité dans les villes…

Mais voilà la question qu’on se demande tous : où est l’agenda allianciste de Stephen Harper? Il ne nous le dira jamais directement, mais je suis convaincu que Harper saura nous broder un tissu de projets de loi soigneusement calculé et équilibré pour plaire à tout le monde, y compris la base allianciste qui l’a élu en 2002.

Cependant, on peut d’ores et déjà dire adieu au registre des armes à feu et au financement public des partis.

Élections 2011 : la coalition des conservateurs?

Voilà qu’on apprend que les conservateurs appuient la campagne d’André Arthur :
Élections 2011 – André Arthur reçoit l’appui de Stephen Harper et de Maxime Bernier

Notez qu’après vérification, la circonscription du candidat indépendant est la seule au Canada où les conservateurs n’ont pas présenté de candidat comme l’atteste ce document PDF, tiré du site d’Élections Canada.

On peut en conclure que le Parti Conservateur n’a pas jugé bon de diviser le vote à droite, puisque M. Arthur admet lui-même avoir souvent voté avec les conservateurs.

Comme quoi une coalition, ça peut avoir du bon.

Twitter, Google, etc. : des alternatives viables aux SMS?

Depuis le jour où j’ai été sur Internet avec un téléphone, j’ai toujours été répugné par les forfaits de messagerie texte. Tant qu’à payer un forfait de données de plusieurs mégaoctets, pourquoi faut-il payer des frais aditionnels pour envoyer quelques octets de texte?

Bien entendu, sans téléphone intelligent et sans forfait de données, la messagerie texte a peu de prédateurs naturels. Mais avec un forfait de données, avouez que c’est franchement indécent.

C’est pourquoi je suis étonné qu’aucune alternative viable aux SMS ne se soit encore imposée. L’idée n’est peut-être pas aussi sexy que iFart, mais il existe un énorme potentiel commercial selon moi, considérant la popularité des SMS.

Voici essentiellement les questions que je me pose :

  • Quels sont les avantages de la messagerie texte?
  • Quels sont les limites des alternatives actuelles?
  • Quels sont les alternatives actuelles compatibles avec la messagerie texte?

J’ai consigné mes réponses préliminaires dans le tableau suivant :

Commentaire Notification immédiate Multiplateformes Compatible SMS
SMS OUI N’importe quel téléphone N/A
Maintenant, pour les alternatives, il faut minimalement :

  • Un téléphone intelligent multitâche pour recevoir les notifications (donc oubliez le iPhone 3G)
  • Un forfait de données
Twitter On peut envoyer/recevoir des messages privés à partir d’une application mobile Twitter, du Web ou de la messagerie texte. Par ailleurs, on peut tweeter ou envoyer des messages privés à partir de la messagerie texte.
En revanche, c’est un peu plus laborieux que la messagerie instantanée.
Quasi-immédiate, selon l’intervalle de notification Probablement n’importe quel téléphone intelligent multi-tâche OUI, d’où les fameux 140 caractères…
Google Voice / Google Talk Google Voice est un service de VoIP, donc parfait pour les appels ET les SMS gratuits. Gros problème, le service est seulement disponible aux États-Unis… mais je continue à espérer.
Google Talk est la messagerie instantanée (chat) de Google intégrée à GMail.
OUI Android, BlackBerry et iPhone (3GS+ de préférence) OUI
Heywire Heywire est un service gratuit de messagerie texte et instantanée qui s’intègre aussi avec Facebook, Twitter, etc. Heywire nous fournit un numéro gratuit à partir duquel on peut envoyer/recevoir des SMS. OUI, sauf que ça ne fonctionne pas sur mon Android… Android et iPhone OUI, c’est du SMS!
AOL Instant Messenger Prometteur, mais ça ne fonctionne pas sur mon Android (Force close à répétition). OUI? OUI? OUI?
Skype Puisque les SMS ne sont pas gratuits, ce n’est pas compatible avec mes contacts qui n’ont pas de téléphones intelligents. OUI OUI OUI, mais ce n’est pas gratuit
Courriel Le courriel n’est pas adapté selon moi :

  1. Les messages courts engorgent inutilement notre boîte de réception.
  2. Les courriels ont un objet en plus du texte et du destinataire.
  3. Si je reçois une notification par courriel, je suis moins porté d’aller voir immédiatement ce que c’est. Ça peut être un message de 10 mo…
Quasi-immédiate, selon l’intervalle de notification OUI, même avec un téléphone « semi-multitâche » comme le iPhone 3G NON

Conclusion

Personnellement, la seule alternative qui semble fonctionner dans mon cas, c’est Twitter. Sinon, il faudrait une application similaire à AIM mais qui fonctionne…

Avec Twitter, on peut au moins envoyer des SMS gratuits à tous nos contacts, peu importe leur téléphone et leurs applications, ce qui prouve qu’on ne peut pas encore se passer des SMS.

Mais qui remplacera définitivement les SMS? À première vue, je crois que le jour où tout le monde aura un téléphone intelligent, ils seront tous munis d’application de messagerie instantanée d’entrée de jeu. Ce sera donc la suite d’une éternelle bataille entre AOL, Google, Yahoo! et Microsoft. Et éventuellement iChat pour iPhone.

Au fait, quel est l’avantage de la messagerie instantanée sur les SMS? Elle intègre plus naturellement les plateformes existantes telles que les ordinateurs de table, les ordinateurs portables, les tablettes et les téléphones mobiles.

Autrement dit, peu importe le bidule, on sera toujours connecté ensemble.

Pour le meilleur et pour le pire.

Mondial junior 2011 : un miracle qui ébranle la foi

Équipe Canada junior menait 3-0 après 2 périodes.
Mais les Russes l’ont emporté 5-3 en temps réglementaire.

Inutile de dire que dans l’aréna, les 19 fans de l’équipe russe étaient en liesse, mais pour les 18 000 fans du Canada, j’ai comme l’impression que la bière est mal passée.

La foi

Franchement, cette fois-ci, les analystes devront admettre que leur foi a été mise à rude épreuve.

Brayden Schenn venait tout juste d’égaliser le record canadien du plus grand nombre de points dans un tournoi.
Un record qui remontait à 1977. Du côté russe, le capitaine Tarasenko venait d’être escorté au vestiaire, incapable de patiner – ni même de se tenir debout.

Il faut dire que le Canada dominait le match à tous les niveaux et en début de troisième, je commençais même à me demander à quand remontait le dernier blanchissage en final du championnat du monde…

Le miracle

Puis en troisième période, le miracle russe : 2 buts en 13 secondes.
Et moins de 5 minutes plus tard, c’était l’égalité 3-3.

Et de fil en aiguille… la catastrophe.

Quand je pense qu’au début de la période, je me disais que ça faisait du bien d’avoir une finale moins stressante que d’habitude, comparée à Saskatoon et Vancouver 2010!

Le miracle des uns et la foi des autres

La défaite de l’année dernière avait été dure à avaler mais avec celle-ci, on ne sait même pas par où commencer.
C’est que normalement, les miracles animent la foi des croyants, mais cette fois-ci, ce fut tout le contraire.
À tout le moins pour les Canadiens…

Force est donc de constater que le miracle des uns n’anime pas la foi des autres.